le Régime Ecossais Rectifié

Situer et comprendre le RER dans le paysage maçonnique 

Découvrir le Régime Écossais Rectifié

Une tradition maçonnique initiatique, chrétienne et chevaleresque structurée au XVIIIe siècle.

Le Régime Écossais Rectifié, généralement appelé RER, propose une démarche progressive fondée sur le travail intérieur, la fraternité, la bienfaisance et une conception chrétienne de l’homme.

Plus qu’un ensemble de connaissances, il se veut un chemin initiatique vécu progressivement au sein d’une Loge.

Pourquoi « Rectifié » ?

Au XVIIIe siècle, la Franc-Maçonnerie européenne connaît un développement rapide, accompagné de nombreux systèmes, grades et courants.

Parmi eux figure la Stricte Observance, d’origine allemande, qui accorde une place importante à l’idéal chevaleresque.

En France, plusieurs Francs-Maçons entreprennent un travail de réforme et de réorganisation. Autour de Jean-Baptiste Willermoz, à Lyon, et de Jean de Turkheim, à Strasbourg, s’élabore progressivement un nouveau corpus de textes, de rituels et de règlements.

Cette réforme aboutit notamment au Convent des Gaules de 1778, puis au Convent de Wilhelmsbad de 1782.

Le terme « Rectifié » traduit cette volonté de réforme, de mise en ordre et de réorientation du système maçonnique.

Une progression initiatique

Le Régime Écossais Rectifié est organisé comme une progression.
Chaque étape correspond à un approfondissement du travail initiatique et de la compréhension du chemin proposé.

1
Apprenti
Entrer dans la démarche

2

Compagnon
Approfondir le travail

3

Maître
Poursuivre la compréhension 

4

Maître Écossais de Saint-André
Approfondir la spécificité
du Régime

Le RER comprend ensuite un Ordre intérieur de caractère chevaleresque.

Le travail sur l’homme

Que peut devenir l’homme lorsqu’il entreprend de se connaître et de se transformer ?

Le RER invite chacun à porter un regard sur lui-même, sur ses choix, ses comportements et sa relation aux autres. Cette démarche s’appuie sur les symboles, le rituel, l’instruction et la réflexion personnelle.

Dans la tradition rectifiée, ce travail est parfois présenté comme une science de l’homme : une recherche sur sa nature, son origine et sa destinée.

Une tradition chrétienne

Un idéal chevaleresque

La bienfaisance

La dimension chrétienne fait partie intégrante de l’identité du Régime. Elle traverse ses textes, sa symbolique et sa conception de l’homme.

Le RER conserve un idéal de droiture, de maîtrise de soi, de fidélité à la parole donnée et de service.

Le travail sur soi n’a de sens que s’il se traduit aussi dans la relation à l’autre, par l’écoute, l’aide, le soutien et l’action.

Jean-Baptiste Willermoz

Né à Lyon en 1730, Jean-Baptiste Willermoz fut l’une des personnalités majeures de la Franc-Maçonnerie française du XVIIIe siècle.

Initié très jeune, il consacra une grande partie de sa vie à étudier, comparer et organiser les différents systèmes maçonniques de son époque.

Son travail joua un rôle déterminant dans la construction du Régime Écossais Rectifié.

Un chemin qui se découvre progressivement

Le Régime Écossais Rectifié ne cherche pas à tout expliquer immédiatement.

Une partie de son sens apparaît progressivement, par l’expérience, le travail et la transmission.

Certaines choses sont plus faciles à comprendre par la rencontre que par la lecture.